La transformation agroécologique des systèmes alimentaires : quel avenir pour les GMS ?

Adrien Trouvadis
21/07/2020

17 Mars 2020, la France entrait dans un confinement qui allait durer jusqu’au 11 mai. Très vite, les images de rayons de supermarchés vides ont attisé les peurs d’une pénurie alimentaire. En parallèle, les marchés, les cantines et les restaurants se sont vus dans l’obligation de fermer leurs portes afin de réduire la circulation du virus. Les grandes et moyennes surfaces (GMS) ont été désignées comme les garantes de l’approvisionnement alimentaire des françaises et des français. Or cette période a aussi vu le développement des circuits courts, des ventes directes et du e-commerce. Une situation qui pousse à la réflexion sur la place des GMS dans la transformation agroécologique des systèmes alimentaires.

Les GMS à l’heure de la crise sanitaire : quel constat ?

Les GMS garantes de l’approvisionnement alimentaire français

Les GMS représentent tous les commerces de détails entre 300m² et 10 000m². Depuis leur apparition lors des 30 Glorieuses (1945-1975), les enseignes de la grande distribution n’ont cessé d’accroître leur influence sur le système alimentaire mondial. Emblème de l’agriculture et de l’alimentation spécialisée et mondialisée, elles brassent une quantité gigantesque de produits alimentaires et autres qui viennent du monde entier. Elles recherchent par un marketing débridé et des promotions toujours plus alléchantes à inciter les consommateurs à consommer toujours plus, de façon parfois irrationnelle.

En 2019, 70% des achats alimentaires des françaises étaient réalisés dans les GMS de la grande distribution [1]. La mise en place du confinement a propulsé les GMS comme les garantes quasi exclusives de l’écoulement des produits alimentaires français. En effet, le Ministre de l’Economie et des Finances Bruno Lemaire a invité au début du confinement les enseignes de la grande distribution à s’approvisionner en priorité auprès des producteurs français. Le but était de compenser la fermeture des restaurants, cantines ou encore marchés liée aux restrictions sanitaires. Résultat : l’offre française des GMS a effectivement été plus élevée [2]. Mais à quel prix ?

Une offre origine France plus importante pendant le confinement

Au début du confinement, la Fédération du commerce et de la distribution déclarait « Toutes les chaînes sont en train de passer à un approvisionnement français. Les produits étrangers qui sont présents en rayon seront écoulés, mais après il n’y aura pas d’approvisionnement hors de France ». Certaines enseignes comme Intermarché ou Leclerc ont aussi déclaré stopper l’approvisionnement hors de France de certains fruits et légumes. [3] Quelques soient les motivations derrière ce constat de l’augmentation de l’offre française dans les GMS, le fait est qu’elle est allée de pair avec une hausse des prix pour les consommateurs et une pression accrue sur les prix aux producteurs.

En effet, d’après l’Insee, les prix des produits de grande consommation (hors produits frais) dans la grande distribution ont augmenté de 0,3% contre seulement 0,1% lors du mois de mars 2020. Une enquête UFC-Que Choisir, publiée en avril 2020, révèle une forte augmentation de 9% du prix des fruits et des légumes lors du confinement. Cette augmentation serait due à la combinaison entre une demande accrue des consommateurs et un coût à l’achat plus important pour les GMS du fait de coûts de production en France plus élevés que dans les pays concurrents [4].

En amont de la chaîne d’approvisionnement, l’exclusivité donnée aux GMS lors du confinement a entrainé le renforcement des enseignes de la grande distribution dans le rapport de force avec les producteurs. La Fédération Nationale Bovine (FNB) a lancé la grève des abattoirs afin de faire entendre l’asphyxie financière des éleveurs bovins français. Depuis le début du confinement, le prix d’achat de la viande bovine a diminué de 10 centimes d’euros le kilo alors que le prix était déjà plus d’un euro en dessous des coûts de production des éleveurs. La FNB dénonce aussi une augmentation de la marge faite par les GMS sur ces mêmes produits carnés [5]. Cependant, l’augmentation de l’offre de produits français a aussi permis à certains producteurs de conclure des arrangements avec la grande distribution pour écouler leur production et ainsi limiter la casse [2].

Enfin, pendant le confinement, de nombreux consommateurs se sont tournés vers les producteurs implantés dans leur environnement proche. Se sont alors développés de nombreux circuits courts par des ventes à la ferme ou encore une augmentation du nombre de demandes de paniers auprès des AMAP [6]. En parallèle le drive et le e-commerce ont aussi explosé [7].

Nous sommes donc en droit de nous demander quelle place pourraient avoir les GMS parmi les différents circuits de commercialisation qui constitueront les systèmes alimentaires dans le cadre d’une transformation agro-écologique.

Quelle place pour les GMS dans la transformation des systèmes alimentaires ?

Du fait du poids très important des GMS dans les systèmes alimentaires actuels, la grande distribution est un acteur incontournable de la transformation agroécologique des systèmes alimentaires. Néanmoins il convient de distinguer ce qu’on peut qualifier « outil GMS », des actuelles enseignes de la grande distribution.

L’outil GMS centralise une grande quantité de produits achetés en gros et présente une logistique optimisée. Cela représente une opportunité intéressante pour faciliter l’accessibilité alimentaire et pour limiter l’empreinte carbone des systèmes alimentaires. En effet, les économies d’échelle et l’efficience logistique permettent une diminution d’une part, des prix à l’unité, ce qui permet aux GMS de proposer des prix en général plus bas qu’ailleurs [8], et d’autre part, de l’empreinte carbone unitaire de chaque produit. En effet, d’après l’ADEME, les circuits courts peuvent parfois avoir un bilan carbone plus mauvais que celui des grands circuits de distribution par une logistique non optimisée et la multiplication des petits déplacements aussi bien des consommateurs que des producteurs ou fournisseurs [9].

En revanche, la recherche d’un prix toujours plus bas et la course au profit des grandes enseignes de la grande distribution pose problème. Afin de proposer une matière première à un prix toujours plus faible pour satisfaire les exigences des enseignes, les agriculteurs sont contraints à pratiquer une agriculture industrielle gourmande en ressources fossiles et en foncier. Ainsi, le fonctionnement actuel de la grande distribution menace la santé du consommateur, par une qualité sanitaire des aliments dégradée, et est défavorable aux producteurs, par des prix non rémunérateurs. De plus, cela contraste fortement avec la volonté sociétale d’une alimentation locale qui soit rémunératrice pour les producteurs et saine [10].

Le fonctionnement de la grande distribution est donc à transformer. Cependant l’outil GMS est à conserver dans sa complémentarité avec les autres circuits de commercialisation tels que la vente à la ferme ou encore les marchés de plein air. Cette complémentarité est à penser relativement aux publics des différents circuits de commercialisation, à leur positionnement géographique ainsi qu’à leurs différentes voies d’approvisionnement.

Vers une régulation accrue des filières agro-alimentaires

Une contractualisation conjointe

La modification du fonctionnement de la grande distribution doit répondre à une reterritorialisation de systèmes alimentaires écologiques et rémunérateurs. Cela passe par une contractualisation à long terme conjointe à tous les acteurs d’une filière donnée, imposée et régulée par les pouvoirs publics.

Cette contractualisation rassemblerait tous les acteurs d’une filière autour de critères économiques (juste rémunération des acteurs de la chaîne dont les producteurs), environnementaux (produits issus de l’agroécologie) et sociaux (implantation locale, emplois de proximité et accès à l’alimentation). Ce contrat serait sur le long terme avec un ajustement annuel. Ainsi, l’agriculteur, le transformateur et le distributeur se verraient liés par un engagement fixant un prix garanti pour une quantité globale fixe d’un certain groupe d’aliments (par exemple les légumes). Cette quantité globale comprendrait un mix de produits différents défini chaque année en concertation avec le producteur (pour l’exemple des légumes : tomate, aubergine et courgette).

Le prix au producteur fixé par le contrat comprendrait ses coûts de production estimés – y compris les coûts fixes de l’exploitation – ainsi que l’équivalent d’un salaire minimum (qui ne pourra être inférieur au SMIC horaire) pour chaque actif sur la ferme. Par la suite, ce contrat lierait le producteur directement au distributeur pour les produits de consommation ou à un transformateur pour les produits destinés à être transformés. Le transformateur achèterait donc le produit au prix fixé et revendrait au distributeur le produit transformé à un prix qui lui permette de couvrir ses coûts de production et de réaliser une marge suffisante. Ce prix serait aussi contractualisé dans ce même document.

Enfin le distributeur vendrait ces produits-là en informant le consommateur de la traçabilité complète du produit, des étapes de la production et de la transformation, de l’empreinte carbone (lié principalement aux types d’agriculture dont ils sont issus), en plus des informations actuellement obligatoires. Cette contractualisation devrait être validée par les pouvoirs publics afin de vérifier que tous les critères soient respectés.

De plus, le contrat permettrait la mutualisation des risques et des gains. Pour cela, lors des négociations annuelles, un certain niveau de risque serait défini par et pour chaque acteur et correspondrait à une partie du prix fixé dans le contrat. Si le risque défini ne s’est pas concrétisé, le montant correspondant serait rétribué à l’acteur en aval de la filière. De même pour la mutualisation des gains, un certain niveau de bénéfice maximum serait défini par les pouvoirs publics pour chaque acteur en pourcentage du prix final du produit. Le montant des bénéfices au dessus de ce niveau maximum serait réparti équitablement auprès de chaque acteur de la filière à la fin de l’année écoulée.

Ce contrat permettrait alors de garantir une juste rémunération au producteur et ce avec une garantie sur le long terme qui lui permette de faire les investissements nécessaires à la transformation agroécologique de son exploitation. De plus, le fait de lier tous les acteurs d’une filière au sein d’un même contrat avec des critères d’emplois locaux et d’implantation locale permettrait la reconstitution de systèmes alimentaires territorialisés basées sur l’agro-écologie. Ce contrat rémunérateur sur le long terme représenterait en effet une garantie importante pour un accès aux financements augmenté et des incertitudes économiques réduites. L’installation d’acteurs de l’agriculture et de l’agro-alimentaire sur les territoires et leur organisation dans des circuits de proximité seraient alors facilitées.

A terme, les territoires connaîtraient une diminution du chômage et un ajustement de l’offre alimentaire en fonction la demande locale, permettant au niveau national de re-territorialiser la production d’une partie des 20% de notre alimentation qui est aujourd’hui importée.

Des mesures fiscales orientées vers une alimentation saine et locale

Les GMS pourraient être de formidables lieux pour modifier les habitudes alimentaires des consommateurs. Sans une telle modification, la transformation de l’offre ne saurait être suffisante. En effet, l’offre et la demande doivent co-évoluer afin de permettre la transformation des systèmes agricoles et alimentaires. La contractualisation exposée ci-dessus constituerait un premier pas important qu’il conviendrait de conforter avec des mesures fiscales permettant d’orienter les actes d’achats et l’offre des GMS vers des produits sains et locaux.

Pour cela, une taxe relative à l’empreinte carbone d’un produit – laquelle dépend principalement du type d’agriculture dont il est issu, mais aussi du processus de transformation et du nombre de kilomètres parcourus- et à sa qualité nutritionnelle – laquelle étant proportionnel à la teneur en sel, sucre et graisse des aliments – devrait être mise en place. Les recettes associées à cette taxe seraient réinjectées sous forme de subventions aux produits sains et nutritifs avec une faible empreinte carbone. Dans chaque contrat de filière, le montant relatif aux subventions sur ces produits viendrait combler le différentiel entre prix de vente final du produit fixé dans le contrat et la marge nécessaire au fonctionnement de la GMS.

Ainsi, d’une part, les produits sains et nutritifs avec une faible empreinte carbone seraient plus abordables que les produits de qualité nutritionnelle médiocre et à fort impact sur le climat, les rendant accessibles au plus grand nombre. D’autre part, la demande pour ces produits stimulée par le binôme taxe – subvention orienterait les systèmes alimentaires locaux vers des pratiques bénéfiques pour l’environnement et la santé.

Vers le développement de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) au sein des systèmes alimentaires

La contractualisation combinée aux mesures fiscales devrait considérablement faciliter la transformation agroécologique et la re-territorialisation des systèmes alimentaires. Cependant, d’une part, cela ne permettrait pas une accessibilité alimentaire à tous d’un point de vue aussi bien physique qu’économique, et d’autre part, ces solutions laisseraient en grande partie l’alimentation aux mains de grandes entreprises (transformation et grande distribution) dont l’objectif essentiel est la maximisation du profit des actionnaires.

Or, l’alimentation répond à un besoin vital de l’humanité et représente un droit universel. Garantir à tous un accès à une alimentation de qualité et par la même répondre aux enjeux actuels qui pèsent sur l’alimentation implique son émancipation du jouc de la recherche de profit individuel, même si celle-ci devait être encadrée. Cette émancipation pourrait passer par un développement de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). L’ESS désigne un ensemble d’entreprises qui adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs et encadrent l’utilisation des bénéfices qu’elles réalisent (les bénéfices majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise) [11].

Il conviendrait ainsi de favoriser le développement de GMS s’inscrivant dans l’Économie sociale et solidaire. Concrètement, le Conseil d’Administration d’une GMS en ESS pourrait intégrer des représentants de ses salariés, mais aussi des producteurs et des salariés des filières qui réalisent son approvisionnement ainsi que des représentants de consommateurs du territoire. Afin de suivre les principes de l’ESS, elle viserait le développement du lien social et de la cohésion territoriale par la structuration de filières locales pourvoyeuses d’emplois locaux autour de produits issus de l’agroécologie et garants des savoir-faire locaux. Pour cela, les bénéfices réalisés par la GMS pourraient en partie être réinvestis dans les différents échelons des filières et notamment pour le développement de certains intermédiaires, la transformation agroécologique des systèmes agricoles ou encore l’installation de nouveaux acteurs sur le territoire. On pourrait aussi imaginer que ses membres reçoivent des bons alimentaires à écouler dans la GMS et ce, afin de garantir un socle de clientèle mais aussi afin d’inciter implicitement au maintien d’une offre alimentaire saine.

Afin de garantir un accès à tous à l’alimentation, les collectivités territoriales devraient orienter l’implantation de GMS de l’ESS dans les déserts alimentaires. La grande majorité des ESS touchant des financements publics, il est possible d’installer des GMS de l’ESS à des endroits où le secteur privé n’irait pas pour des raisons de faible rentabilité. De même, elles pourraient proposer des produits à des prix abordables pour tous dans des zones touchées par la précarité.

En conclusion

L’outil GMS pourrait représenter, par la centralisation des produits et l’optimisation logistique, une formidable opportunité pour rendre des produits sains et locaux issus de l’agriculture paysanne accessible à toute la population tout en limitant le bilan carbone des systèmes alimentaires.

De plus, la contractualisation conjointe sur les filières pourrait représenter une formidable garantie économique pour les producteurs et autres acteurs des filières agroalimentaires qui leur permettrait de réaliser les investissements nécessaires à la transformation agro-écologique des systèmes alimentaires et à la relance de l’activité économique sur les territoires

Ainsi, les pouvoirs publics devraient d’ores et déjà, en parallèle de la régulation de la grande distribution par la contractualisation et des mesures fiscales orientées, soutenir les entreprises de distribution, mais aussi de transformation et de production sous statut ESS existantes et faciliter l’installation de nouvelles. Pour ce faire, plusieurs leviers existent tels que la délivrance de subventions (issues des recettes des mesures fiscales sur la grande distribution), la mise à disposition de locaux, de foncier ou encore l’orientation de la commande publique vers l’ESS.


[1] Fédération du Commerce et de la Distribution, 2019, Evolutions du commerce et de la distribution : Faits et Chiffres 2019, http://www.fcd.fr/media/filer_public/92/ed/92edf312-5d30-4e09-80c7-191bde873ca3/evolutions_du_commerce_et_de_la_distribution_-_faits_et_chiffres_2019-_fcd.pdf

[2] Laury-Anne Cholez (Reporterre), 11 mai 2020, « Acheter français » : la grande distribution a-t-elle tenu ses promesses ? https://reporterre.net/Acheter-francais-la-grande-distribution-a-t-elle-tenu-ses-promesses

[3] Aurélie Giraud, 16 mai 2020, Soutien aux producteurs français : la grande distribution tient-elle ses promesses ?, https://www.consoglobe.com/coronavirus-producteurs-francais-grande-distribution-cg

[4] UFC-que choisir, 22 avril 2020, Fruits et légumes. Des hausses de prix importantes, https://www.quechoisir.org/actualite-fruits-et-legumes-des-hausses-de-prix-importantes-n78819/

[5] Laurence Girard, 02 mai 2020, Coronavirus : « En France, les éleveurs bovins sont excédés d’être saignés à blanc », https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/02/coronavirus-en-france-les-eleveurs-bovins-sont-excedes-d-etre-saignes-a-blanc_6038427_3234.html

[6] Coralie Schaub et Aude Massiot, 2 avril 2020, Alimentation : le boom des réseaux de circuits courts, https://www.liberation.fr/terre/2020/04/02/alimentation-le-boom-des-reseaux-de-circuits-courts_1783577

[7] Sarah N’tsia, 28 avril 2020, La vente d’alimentaire en ligne et le drive, grands gagnants du confinement, https://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/1490947-la-vente-d-alimentaire-en-ligne-sort-gagnant-pendant-le-confinement/

[8] UFC-que choisir, 28 août 2018, Marchés ou grandes surfaces. Lesquels sont les moins chers ?, https://www.quechoisir.org/enquete-marches-ou-grandes-surfaces-lesquels-sont-les-moins-chers-n57641/

https://www.herault.cci.fr/actualites/charte-grande-distribution-et-commerces-alimentaires-acteurs-de-la-grande-et-moyenne

[9] ADEME, juin 2017, Alimentation – Les circuits courts de proximité, https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/avis-ademe_circuits-courts_201706.pdf

[10] L’info Durable, 26 mars 2020, Alimentation : les français en quête de sens et de transparence (Etude Food 360 de Kantar TNS, 2018), https://www.linfodurable.fr/conso/alimentation-les-francais-en-quete-de-sens-et-de-transparence-6899

[11] Loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000029313296&dateTexte=

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